Loi sur le CO2: pour ou contre?

Jan 12, 2021

 

Il s’agit de lancer le débat…

Les uns – Initiative pour les glaciers, les Verts, l’ATE, l’alliance climatique, Greenpeace, et des centaines d’assocations de scientifiques et de politiques, voir les soutiens à l’intiative pour les glaciers – affirment que refuser cette loi sur le CO2, c’est aller au-devant d’années de blocage, d’une perte inestimable de notre biodiversité, de la qualité de l’air, de solutions décarbonnées, etc.

En face, une double mobilisation contre la loi sur le CO2: le comité économique constitué de l’industrie pétrolière, des milieux automobiles, et d’autres associations comme le Centre patronal ou l’Association suisse des aérodromes, entre autres, rejettent le relèvement des taxes sur les combustibles et les carburants ainsi que la taxation des billets d’avion. Le fait que, à terme, la nouvelle loi provoquera l’interdiction des chauffage à mazout et au gaz représente un point critique pour ce comité. L’Union suisse des arts et métiers (USAM) et l’Union démocratique du centre (UDC) se sont jointes au mouvement qui vient de déposer un référendum.

Le deuxième front du rejet se compose, de manière plus suprenante au premier abord, par certaines sections cantonales qui compose le mouvement nationale de la Grève du climat. Leurs griefs? La loi pour laquelle nous voterons vraisemblablement le 13 juin prochain, ne va ni assez loin ni assez vite. Ils réclament des mesures drastiques pour atteindre la neutralité carbone en 2030, et non en 2050 comme stipulé dans le texte.

Les grévistes du climat ont fait fort. Tandis que certains militants se sont lancés dans un référendum contre la loi pour le CO2, le mouvement national s’est quant à lui mobilisé pour présenter leur Plan d’action pour la climat (Climate Action Plan en anglais, ou CAP). 377 pages et 138 mesures qui dessinent un autre monde.

Le CAP contient autant de mesures environnementales que sociales: programmes de formation pour les travailleurs, priorité aux droits de l’homme dans les accords de libre-échange – et à la protection du climat, bien sûr – villes sans publicité et sans voitures, interdiction des combustiques fossiles et obligation de renforcer le photovoltaïque. Des professions plus respectueuses du climat et des congés parentaux prolongés font également partie du catalogue d’une société plus coopérative.

Et si nous commencions par accepter cette loi sur le CO2 et continuions ensuite sur la lancée pour l’améliorer drastiquement?